31-01-2017 | Ref : 146 | 11970 |

Retour

Les thèmes de l'exposition

Pour vous permettre de découvrir la Légion au travers le cinéma, il vous est proposé un parcours thématique.

Les thèmes choisis sont :

  1. Ils étaient Légionnaires...
  2. Les stars dans la peau de légionnaires
  3. Belles de légionnaires
  4. La saga Beau Geste
  5. La légion s'amuse
  6. Michel Audiard
  7. Autres regards

 

1. Ils étaient Légionnaires...
mais aussi acteurs, scénaristes, réalisateurs.

Ricciotto Canudo, Bernad Nathan, Fernand Gravey, William A. Wellman,…

Autant de noms qui ont marqué l’histoire du cinéma français et international par leur action, leur talent et leur sens de l’initiative. Leur point commun ; avoir servi dans les rangs de la Légion étrangère.

 Riciotto Canudo

Ricciotto Canudo, c’est l’inventeur du terme « 7e art » pour définir le Cinéma (ce dernier étant considéré comme la somme de tous les autres).

 

 
 Bernard Nathan

Bernard Nathan, a quant à lui innové en créant les prémisses des actuels cinémas multiplex (réseau de salles) alors qu’il dirigeait Pathé-Nathan.

 

 
William A Wellman 

William A. Wellman est le réalisateur du film « The Wings » qui a reçu l’Oscar du meilleur film le 16 mai 1929 au cours de la 1ère cérémonie des Oscars d’Hollywood.

 

 
 Fernad Gravey

Fernand Gravey a brillé par son talent et son humanité au cours de sa carrière d’acteur.

 

 

 

 

 2. Les stars dans la peau des légionnaires

Une des caractéristiques du cinéma “légionnaire” est qu’il fait appel à des stars du cinéma pour incarner des légionnaires. Gary Cooper devient l’incarnation du légionnaire, dans les années 1920 avec des films comme “Beau Sabreur” (1928) de John Waters, “Legion of the condemned” (1928) et “Beau Geste” (1939) de William A. Wellman et “Morocco” de Josef von Sternberg (1930), Burt Lancaster dans “Ten Tall Men“ de Willis Goldbeck (1951).

C’est ce type de films qui contribue à diffuser le “mythe“ du légionnaire comme un héros mystérieux et romantique. De grands acteurs français incarnent également la figure du légionnaire : Fernandel dans “Un de la Légion” de Christian-Jaque (1936) ; Alain Delon dans “L’insoumis” d’Alain Chenal (1964) ; et plus récemment l’acteur Belge Jean-Claude Van Damme dans “Full Contact” de Shelton Lettich (1990) et dans “Légionnaire” de Peter Macdonald (1998).

 

3. Belles de légionnaire

Si les rôles de légionnaires sont attribués à des acteurs célèbres, les actrices qui les accompagnent sont également de grandes stars du cinéma, à l’image de Marlène Dietrich aux côtés de Gary Cooper dans “Morocco” de Joseph Von Sternberg (1930). Ce film a contribué à la rendre célèbre à Hollywood et à fixer son image de “ femme fatale ”.

D’autres grandes actrices ont joué ce type de rôle : Marie Bell dans “Le grand jeu” de Jacques Feyder (1934), Viviane Romance dans “Légion étrangère” de Basilio Franchina (1952), Gina Lollobrigida et Arletty dans le film “Le Grand Jeu” de Robert Siodmak (1954) et Catherine Deneuve qui s’est distinguée dans “Il était une fois…la Légion” de Dirk Richards (1977) aux côtés de Gene Hackman, Terence Hill et Rufus.

L’importance accordée à ces « belles » de légionnaires, dans les films sur la Légion étrangère, n’est pas seulement due à leur renommée en tant que vedette du cinéma ; ces “ femmes fatales ” sont au coeur du scénario du film légionnaire.

4. La saga Beau Geste

La saga Beau Geste réunit certainement les films les plus célèbres du cinéma légionnaire. Les réalisateurs successifs s’inspirent du roman d’aventures “Beau Geste” de Percival Christopher Wren (1875-1941) publié en 1924. Un premier film est réalisé en 1926 par Herbert Brenon avec Ronald Colman, Neil Hamilton et Ralph Forbes. Ce film muet retrace l’histoire de trois frères orphelins, Beau, John et Digby Geste.

Une deuxième version parlante de “Beau Geste”, reprenant la même trame, est réalisée en 1939, par William A. Wellman, avec Gary Cooper, Ray Milland, Robert Preston et Brian Donlevy. Une troisième version du film est réalisée en 1966 par Douglas Heyes.

Un dernier film complète cette saga Beau geste : “Mon Beau légionnaire,The Last remake of Beau geste” réalisé par Marty Feldman en 1977 avec Marty Feldman, Michael York et Ann- Margret. Il s’agit d’une parodie du roman de Wren mettant en scène des personnages tels que le père noël, Jack l’éventreur, etc.

5. La légion s’amuse

Que ce soit pour parodier les grands films sur la Légion étrangère, ou simplement pour aborder ce thème sur un ton décalé, le film légionnaire s’est illustré tout au long du XXe siècle dans le registre comique. Ce type de film se développe surtout à partir des années 1950-1960. Un acteur de renom, Fernandel, devient très vite le symbole de ce cinéma légionnaire comique. Après “Un de la Légion”, Fernandel endosse l’habit du légionnaire : “Sénéchal le magnifique” de Jean Boyer (1957). Il joue le rôle d’un acteur, Sénéchal, se retrouvant habillé en capitaine de Légion et utilisant le prestige qui y est associé.

De nombreux autres films comiques naissent du cinéma légionnaire : “Abbott and Castello in the Foreign Legion” de Charles Lamont (1950), mais également “Le Tatoué” de Denys de la Patellière (1968) avec Jean Gabin et Louis de Funès. Les années 1980 voient un renouveau du film légionnaire décalé avec : “Et vive la liberté” de Serge Forber (1978) avec Gérard Rinaldi, Jean Sarrus et Gérard Filipelli et “Faut s’les faire ! ...ces légionnaires” d’Alain Nauroy (1981).

6. Michel Audiard

Michel Audiard (1920-1985), célèbre scénariste et réalisateur français, a accordé une place importante au cinéma dit « légionnaire » dans sa filmographie. Il entre dans le monde du cinéma après la Seconde Guerre mondiale lorsque lui sont confiés des scénarios de films (Mission à Tanger, Les trois mousquetaires etc.) Il est rapidement reconnu en tant que scénariste et débute une collaboration fructueuse avec Jean Gabin.

C’est dans ce cadre qu’il écrit les dialogues du film “Un taxi pour Tobrouk” réalisé par Denys de la Patellière (1961) avec notamment Lino Ventura, Hardy Krüger et Charles Aznavour. Nombre de répliques de ce film sont devenues célèbres. Michel Audiard écrit ensuite des scénarios pour Belmondo à partir des années 1960. Il réalise également les dialogues du film “Les morfalous” d’Henri Verneuil (1984) avec Jean-Paul Belmondo, Michel Constantin, Michel, Creton, Marie Laforêt et Jacques Villeret.

7. Autres regards

La filmographie s’intéressant à la Légion étrangère est essentiellement française et américaine avec une production hollywoodienne très importante ; cependant des réalisateurs du monde entier se sont approprié le sujet. “ Le sergent X ” de Bernard Borderie (1960), “ Le facteur s’en va en guerre ” de Claude Bernard-Aubert (1966) avec Charles Aznavour, “ La légion saute sur Kolwezi ” de Raoul Coutard (1980), “ Savior ” de Predrag Antonijevic (1998), “ Beau Travail ” de Claire Denis (1999), “ La momie ” de Stephen Sommers (1999), “ Le secret des frères McCann ” de Tim McCanlies (2003), “ Flyboys” de Tony Bill (2006) en sont des exemples parmi une filmographie prolixe qui n’a eu de cesse de croître.