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Le Musée de la Légion étrangère, à Aubagne

« La Légion étrangère est une famille qui n’oublie pas ! » affirmait le colonel Azan, premier officier responsable du Service Historique de la Légion étrangère et futur chef de corps du 1er Régiment étranger (1935).

 

Modifié le le 30/03/2017 à 08:18 | DRP

MUSÉE DE LA LÉGION ÉTRANGÈRE

MUSÉE DU LÉGIONNAIRE

 

La Légion étrangère est à la fois un mythe et une réalité. Créée en 1831, elle est un exemple de réussite unique en son genre. Fruit d’une volonté politique renouvelée, c’est une exception française qui fascine autant, l’historien que le citoyen.

Mais plus que l’institution, ce sont les hommes, les légionnaires, issus de toutes catégories sociales, venus de tous pays, qui suscitent l’intérêt. La littérature, le cinéma ont trouvé là une mine inépuisable de récits, de poèmes, de romans, de scénarios qui ont alimenté le mythe légionnaire.

Le musée de la Légion étrangère a pour objectif de rapprocher le mythe et la réalité, d’entrer dans le secret et l’admirable du légionnaire.

Un musée pour se souvenir et honorer.

Ce musée est d’abord un lieu de mémoire qui raconte l’Histoire légionnaire. Celui où la Légion d’aujourd’hui honore celle d’hier et se souvient de ses Anciens.

Les objets présentés sont chargés de souvenirs et d’émotion. Ils évoquent la grande épopée de la Légion étrangère, faite d’expéditions lointaines, de travaux pharaoniques et de combats héroïques.

Ils parlent de ces hommes qui ont tout abandonné pour servir la France avec « honneur et fidélité » et ont payé le tribut de la sueur et du sang.

Un musée pour intégrer et éduquer.

Ce musée forge la cohésion des jeunes légionnaires autour d’un même patrimoine. Il leur donne des racines communes, quels que soient leurs origines, leurs pays, leurs religions et leurs cultures.

Ce patrimoine, enrichi par les traditions, façonne cet esprit de corps si particulier à la Légion, qui fonde sa force morale et participe directement à son aptitude opérationnelle.

Cet esprit de corps se nourrit et se fortifie du souvenir des exploits et des sacrifices qui jalonnent et illustrent l’histoire des unités de Légion. Ce musée est enfin un formidable moyen d’intégrer les jeunes légionnaires.

Le commencement et la fin.

La vie du légionnaire commence et s’achève au musée. C’est dans la salle d’honneur du musée que le légionnaire reçoit son premier contrat. C’est par une visite du musée qu’il clôt son instruction initiale avant de rejoindre son régiment.

C’est, enfin, au musée qu’a lieu la remise de son certificat de bonne conduite, avant qu’il ne quitte les rangs de la Légion étrangère.

Ce musée renforce l’identité de ces « hommes sans nom ».

 

La politique de rayonnement de la Légion étrangère

 

La Division rayonnement et patrimoine  (DRP), division du commandement de la Légion étrangère, est responsable de la protection et de la valorisation du patrimoine de la Légion étrangère. Elle témoigne de l’identité de la Légion étrangère, de son actualité et participe à la transmission de la mémoire.

Son pôle muséal (bureau patrimoine) s’organise autour du musée de la Légion étrangère, classé Musée de France, qui présente les collections permanentes (fonds patrimonial, dons, acquisitions) de la Légion étrangère et les expositions temporaires. Celles-ci sont organisées autour de thèmes qui abordent la Légion et les légionnaires sous des angles originaux. C’est expositions sont à voir comme des compléments de l’exposition permanente.

2013

La Légion dans la peau (tatouages)

La méditerranée, lorsque l’histoire se mêle au mythe

2014

Engagés Volontaires pour la Durée de la Guerre (EVDG)

2015

La légion dans la victoire, 1945

Les insignes

2016

Beau geste : Hans Hartung peintre et légionnaire

Exposition Mission Mode - Style croisé

2017

Exposition Légion et 7ème art : Quand le cinéma s'empare du Képi Blanc

Exposition Entre terre et mer. L’aventure de la Légion étrangère dans l’océan Indien

 

Autour du musée, vous pouvez retrouver :

 

Une nouvelle sénographie à l’esthétisme sobre et élégante

 

De 2005 à 2011, les actions du conservateur ont permis la labellisation « musée de France » (janvier 2011) de plus de 8000 pièces formant la collection permanente du musée de la Légion étrangère. Cette distinction est la reconnaissance officielle du ministère de la Culture de la qualité de la collection et de la rigueur scientifique avec laquelle elle est gérée. L’Etat reconnait ainsi l’intégrité de cette collection et sa pérennité ce qui rassure également les donateurs.

Dans le cadre de son vaste projet de modernisation, le Musée de la Légion étrangère  a fermé ses portes au public du 12 mars 2012 au 23 mars 2013, date de son inauguration officielle.

En 2013, le "nouveau" Musée de la Légion étrangère est inauguré et présente sa collection Musée de France..

Avec son parcours muséographique , le visiteur est accueilli au sein d’un vaste espace d’accueil baigné par la lumière provençale grâce à la présence d’un patio où s’élève la colonne RANDON rappelant les travaux effectués par la Légion en Algérie. Ce monument se trouvant autrefois à Bône avait été rapporté en 1962 à Aubagne.

Le parcours permanent s’ouvre sur un espace de transition offrant aux visiteurs des éléments visuels et auditifs appartenant aux lieux communs sur la Légion, vecteur du mythe : le képi blanc, les affiches de cinéma, la voix de Piaf qui vous enveloppe, les livres...

Deux choix s’offrent alors au visiteur :

  1. L’exposition temporaire à droite
  2. le parcours historique face à lui

Il découvrira l’histoire de la Légion et de ses légionnaires depuis sa création en 1831 jusqu’à nos jours à travers une scénographie à l’esthétisme sobre et élégant (métal noir brut, verre). Cécile Degos, la scénographe du projet, a cherché à traduire à travers son travail l’esprit « Légion » alliant rigueur et excellence. Les cimaises du parcours consacrées à la période 1831 à 1914 sont peintes d’un rouge profond, magnifiant les toiles du XIXème siècle et servant d’écrin intimiste à des objets d’exception. Les périodes suivantes évoquant des périodes où la guerre devient une véritable industrie sont traitées en gris très clair et en blanc. Des mannequins anthropologiques viennent dialoguer avec nos visiteurs comme des visions surnaturelles surgies du temps jadis. Installés sur des podiums bas et sans vitrine, ils sont là pour incarner le légionnaire combattant. L’uniforme sort de sa vitrine souvent indispensable mais transformant trop souvent par le phénomène du « bel écrin » des objets de guerre et de sang en objets d’art. Cela éloigne trop souvent le visiteur d’une juste compréhension de leur vocation première.

Le parcours s’achève par des salles thématiques. La première aborde la dimension bâtisseur du légionnaire avec un développement sur le monument aux morts de la Légion visible depuis une grande fenêtre donnant sur la place d’armes. La deuxième intitulée « Une vie de légionnaire » évoque la vie quotidienne des légionnaires et l’importance que revêtent le chant et la musique. La troisième présente le système de solidarité légionnaire totalement unique ainsi que l’histoire du musée et de ses collections.

Le visiteur termine son parcours par la salle d’Honneur et la crypte, espace mémoriel occupant une place particulière dans la vie de chaque légionnaire (début et fin de contrat…).

Enfin, il passera par la boutique du musée proposant des souvenirs, ouvrages et vin du Domaine de Capitaine Danjou produit par d’anciens légionnaires et dont la vente permet le financement de l’entraide légionnaire.

 

Le Monument aux Morts de la Légion étrangère

 

Afin de marquer la continuité entre le Musée et le monument aux morts, une tranchée vitrée a été réalisée sur la façade du Musée de manière à ce que l’on puisse apercevoir le monument aux Morts de la Légion étrangère à partir des salles thématiques

Le monument fut érigé sur l’allée centrale du quartier Viénot, à Sidi-Bel-Abbès, à l’initiative du colonel Rollet, entre 1928 et 1931. Il fut inauguré le 30 avril 1931 lors de la commémoration du centenaire de la création de la Légion étrangère.

Il a été démonté et transféré à Aubagne en 1962. Le nouveau Monument, reconstruit, a été inauguré le 30 avril 1963. Dans sa conception, l’architecture du nouveau quartier Viénot à Aubagne s’articule volontairement autour du Monument :

  • la « Voie Sacrée » qui y conduit, se trouve dans l’axe de l’imposant Massif du Garlaban ;
  • en arrière-plan, le fronton du Musée lui sert de toile de fond ;
  • de part et d’autre, il est encadré, de manière symétrique par les actuels P.C. du Commandement de la Légion étrangère et du 1er Régiment étranger.

Les dispositifs adoptés à l’occasion des cérémonies ou prises d’armes organisées au Quartier Viénot sont également centrés sur le Monument aux Morts. Contrairement à un usage qui fut parfois pratiqué, on ne salue pas le Monument aux Morts.

En 2017, la DRP lance le projet de classement aux monuments historiques du monument aux morts, partie emblématique du patrimoine.

 

 L’annexe du Musée au sein du Domaine du Capitaine Danjou

 

En attendant de rejoindre le Musée de la Légion étrangère, la collection des uniformes est temporairement installée dans la prestigieuse bastide du domaine de la Légion étrangère à Puyloubier. Hébergée au sein du Domaine du Capitaine Danjou qui  abrite l'Institution des invalides de la Légion étrangère (IIL),

La fraction présentée au public se compose, entre autres, de 94 ensembles présentés sur mannequins depuis la tenue initiale de 1831 jusqu'à la fin de la présence sur le sol algérien en 1968.

 

L'actualité: une section des archives historiques

 

Le bureau patrimoine de la DRP  est également responsable de la sauvegarde,  la numérisation, la conservation, et la valorisation des documents et collections images et films. Dans le cadre de cette mission, il s’organise autour

  • d’une section des archives de la Légion étrangère
  • d’un centre de documentation (bibliothèque, médiathèque
  • d’un centre de conférence
  • d’un centre de recherches

Cette section des archives a été recréée en 2017. S'appuyant sur la collection documentaire du Musée, sur la bibliothèque historique de la Légion et sur les collections de photographies anciennes, ce centre a pour vocation de les communiquer au public, en donnant priorité aux universitaires et au monde de l'édition. Dans le but de favoriser la recherche et l'enseignement de l'histoire militaire relative à la Légion étrangère, les différents types de sources et près de 5000 ouvrages sont mis à la disposition du chercheur, dans la limite des conditions de communication définies par la loi.

La section des archives est constamment enrichie par la production des reporters, les publications Légion, les dons où les travaux de particuliers (thèses, documentaires, etc.).

 

 

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L’HISTOIRE DU MUSEE

1888 - 2011

 

L’origine du Musée à Siddi-Bel-Abbès

 L'origine du Musée de la Légion étrangère se situe dans les décisions du ministre Boulanger destinées à faire face à la crise du moral de l'Armée. Avec les guérites tricolores et l'adoption d'un nom de baptême pour les quartiers militaires, la création des « salles d'honneur » est en usage à la fin du XIXe siècle. Sous l'impulsion du colonel Wattringue, le 1er Régiment étranger débute la construction de la sienne en 1888, date à laquelle une première pierre est posée. Dans le bâtiment qui fait pendant au corps de garde du quartier Viénot à Sidi-bel-Abbès, une pièce est aménagée pour recevoir ce que Wattringue appelle alors "la brocante glorieuse". Après quatre ans de travaux, le mérite de l'inauguration, en 1892, revient au colonel Zéni qui mit beaucoup d'énergie et une partie de sa fortune personnelle pour finir ce projet! Sous un toit désormais étanche, une vaste pièce accueille les souvenirs les plus marquants: la prothèse articulée du capitaine Jean Danjou, mort au Mexique, à la tête de la 3e Compagnie du 1er bataillon du Régiment étranger, l'aigle du drapeau du Régiment étranger sous le Second Empire, le drapeau provisoire confectionné sur les fonds personnels du corps en septembre 1870 à l'appel de l'exécutif provisoire, les trophées rapportées de la toute récente campagne du Tonkin.

Les campagnes africaines du Dahomey (Bénin) et du Soudan (Mali), l'expédition de Madagascar, la longue campagne contre Bou Amama dans le Sud Oranais et l'entrée au Maroc apportent leur lot de trophées et de prises de guerre. Les murs deviennent trop petits, les salles s'encombrent peu à peu. Quelques dons viennent enrichir la collection. Ainsi, le lieutenant Rollet fait don d'une collection de près de trente sagaies malgaches.

En 1931, à l'approche de fêtes fastueuses données dans le cadre du centenaire de la Légion étrangère, une deuxième salle est créée. Dénommée « Temple des Héros », elle est consacrée aux légionnaires, gradés ou non, tombés au champ d'honneur ou entrés de leur vivant dans l'histoire, que le général Rollet choisit de mettre en avant, de citer en exemple. Mais très vite la place se révèle encore insuffisante, car sous l'impulsion du colonel Azan, plusieurs artistes très prolifiques sont au travail dans les rangs de la Légion. Le sergent Sméou créée ainsi plus de soixante huiles, sur toile ou sur bois, parmi lesquels la très célèbre vue en pied du capitaine Danjou.

Parallèlement, une réflexion est menée au sein de la Légion sur l'utilité et la fonction de la salle d'honneur. Elle aboutit, en 1936, à la création d'un « Musée du souvenir », séparé des anciennes salles, où la fonction historique est beaucoup plus nette. Le lieutenant Andolenko, futur général, en établit une description détaillée dans son premier opuscule, une « Visite aux salles d'honneur et au musée (Sidi bel Abbès, 1938, 281 p.) ». Un parcours logique est construit, il guide le visiteur, militaire ou civil, dans un circuit ordonné par théâtres d'opération. Il permet de conserver la solennité des anciennes salles, dans leur cadre fonctionnel de salle d'honneur pour différentes cérémonies ou activités militaires.

A l'issue de la Deuxième Guerre mondiale et surtout de l'Indochine, le Musée se révèle beaucoup trop exigu. En 1958, une articulation est imaginée autour d'une salle d'honneur, prolongée par un espace consacré aux drapeaux et aux reliques, et d'une vaste salle des campagnes. Elle voit le jour en 1961 et sert moins d'un an, avant d'être abandonnée.

 

L’installation à Aubagne

En octobre 1962, la Maison mère de la Légion étrangère est transférée de Sidi Bel Abbès à Aubagne. Le musée est alors mis en caisses et va vivre temporairement à sur le domaine du capitaine Danjou à Puyloubier. Après avoir posé la première pierre en 1963, Pierre Messmer, ministre de la Défense, inaugure le nouveau musée à Aubagne au cours des cérémonies de Camerone en 1966. Le bâtiment conçu pour s’intégrer dans la perspective du Garlaban, sommet dominant du paysage Aubagnais, ferme la place d’armes, juste en arrière du monument aux morts de 1931, lui aussi rapporté d’Algérie. La salle d’honneur est conçue à partir des plans de 1958 et une nouvelle salle des campagnes est aménagée à l’étage

Un bâtiment est conçu sur deux niveaux, le frontispice du premier étage formant une toile de fond blanche sur laquelle se détache, dans la perspective de « la voie sacrée », le monument aux morts de la Légion étrangère. M Pierre Messmer, ministre des armées, en pose la première pierre le 30 avril 1963, puis procède à son inauguration trois ans plus tard, conjointement avec le général Koenig, ancien officier de Légion comme lui.

Dans ces murs des années '60, chaque étage à sa logique autonome. Le rez-de-jardin est un lieu à vocation interne, mais il est ouvert à la visite en dehors des jours de cérémonies fonctionnelles. Il se compose d'une salle d'honneur prolongée par une crypte.

L’ancien musée proposait un l'étage où la Salle des campagnes était conçue plus particulièrement pour exposer l'histoire militaire de la Légion étrangère à travers ses combats. Le visiteur était dans un espace moins intime  que la crypte et moins chargé de symboles. Il y retrouvait certes des objets, mais aussi tout l'habillage pédagogique d'un musée : feuille de stances, cartels, didacticiels variés. Autant la salle d'honneur ne pouvait se comprendre qu'en présence d'un guide, systématiquement disponible pour les groupes, autant la salle des campagnes laissait l'opportunité de se déplacer dans un parcours chronologique accessible à la fois au moins historiens des visiteurs et aux moins francophones d'entre eux.

Après une évocation de la tradition des étrangers au service de la France, des arbalétriers génois de 1346 au régiment de Hohenlohe dissous en 1830, le visiteur était emmené de la création de la Légion étrangère, consécutive à la loi du 9 mars 1931, jusqu'aux interventions actuelles de la Légion. A chaque phase historique, il avait accès aux pièces marquantes de cette période, armement, uniforme, prises de guerre, objets d'ethnographie. En complément de ces éléments en trois dimensions, le musée se distinguait par une impressionnante collection de documents graphiques accumulés depuis un siècle. Benigni, Rousselot, Toussaint, Marin-Gillet alias Marino, Rosenberg se sont succédés comme peintres quasi officiels du musée de la Légion étrangère et près de 400 de leurs œuvre, dessins aquarellés pour la plupart, accompagnaient la visite. Moins connues du grand public, les œuvres des légionnaires Jondvedt, Toussaint Yvon, Burda, Kauffmann, Kwon formaient l'essentiel des réserves du musée.

En 1989, la Légion étrangère  acquiert la collection privée d’uniformes de Monsieur Guyader, ensemble unique au monde. Face à cette entrée d’importance, il est nécessaire d’ouvrir une annexe du musée dans l’ancienne orangerais du château du Domaine du Capitaine Danjou à Puyloubier. Cet enrichissement progressif des collections du musée porte en germe le projet d'extension du Musée.

En 2002, le ministère de la défense décide de séparer les domaines sociaux et culturels que soutenait jusqu'alors le Service du moral et foyer d’entraide de la Légion étrangère SM/FELE. Avec ce changement de statut, c'est la division communication information de la Légion étrangère (DCILE) qui prend en charge la partie culturelle, patrimoniale du Musée. Il a fallu cependant trouver une solution à cet abandon du soutien financier direct par les services de l'état-major de la Légion. La Société des amis du musée de la Légion étrangère (SAMLE), a alors déposé ses statuts en mars 2003, pour répondre à cette attente. Elle aura pour mission d'organiser les levées de fonds nécessaires au soutien des activités du Musée organisées par la DRP dans le cadre de sa mission de rayonnement et de la valorisation du patrimoine de la Légion étrangère.

 

Le projet « Grand Musée »

 En 2005, le commandement de la Légion étrangère, décide d’une extension-rénovation du Musée : le « Projet grand musée » voit le jour, avec deux objectifs majeurs

1/ Donner aux traditions de la Légion étrangère un écrin modernisé, mais respectueux de son identité, afin que les jeunes légionnaires continuent d’y vivre les moments symboliques majeurs de leur vie militaire :

  • La remise du contrat initial,
  • Le recueillement devant la main du capitaine Danjou, symbole de la fidélité des légionnaires à la parole donnée,
  • La remise de décret de naturalisation,
  • La cérémonie de départ et la remise du certificat de bonne conduite.

Le musée s’ancrera ainsi dans l’histoire personnelle de chaque légionnaire en raison de l’importance que revêtent ces cérémonies.

2/ Hisser le musée de la Légion étrangère, aux normes actuelles de présentation, d’accès pédagogique et d’accessibilité pour tous les publics. Proposer une scénographie plus moderne et plus attrayante.

La SAMLE, sous l’impulsion dynamique du général (2S) Bruno Le Flem, va lancer une souscription "Grand Musée" de trois millions sur trois ans auprès de tous les amis de la Légion étrangère : donateurs individuels, entreprises, mécènes…

Les travaux sont lancés en 2012. L’extension prévoit un bâtiment neuf de 1 200 m²2 en rez-de-chaussée pour y installer une muséographie à la fois moderne, innovante, esthétique, conviviale et pédagogique. La rénovation se fait sur les  800 m²2 de surfaces existantes. Cette partie verra la création de bureaux, réserves et salle pédagogique. L'inauguration se fera en 2013.

 

 Droit Légion étrangère 2017©BRN